oublier. . .
S'en aller en silence, ne laissant aucune trace
N'avoir plus que l'absence d'un coeur avide d'espace
Une larme qui saigne ou bien un voeu brisé
Que jamais tant de peine n'aura pu embraser
Effacer, d'un seul geste, les mauvais souvenirs
Ne garder que le reste, ce qui fait tant sourire
Ce serait si facile, pouvoir fermer les yeux
Protéger le c½ur fragile qui nous maintenait heureux
Pourtant on n'oublie rien, jamais rien ne s'efface
Les souvenirs restent encastrés dans la glace
Déchirants l'intérieur, ne laissant qu'un mirage
Se tordant de douleur sous un torrent d'images
S'oublier, s'effacer, pour ne plus avoir honte
Laisser le verre brisé imbibé de poison
Crier les larmes chaudes qui dérivent la mémoire
Qui veulent, plus que les mots, dire ce que l'on peut voir
Le passé semble loin, comme perdu dans mon c½ur
Mais il ne voit plus rien d'autre que mes erreurs
Je voudrais oublier l'odeur qu'avait ta haine
Juste pouvoir effacer la vision de ta peine...